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TEMPUS FUGIT
(un livre trop bien avec des images et des mots dedans)
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Mardi 8 avril 2008
Oui je sais : c'est de la note facile qui ne coûte pas cher. C'est un truc que j'ai trouvé ici et , et que tout le monde a déjà fait avant moi depuis des mois. Mais vous savez bien que je suis toujours en retard d'au moins trois tendances (et je suis large, vu que de manière générale je suis restée bloquée au début des années 90 (par exemple là j'écoute du Dinosaur Jr. et j'ai même pas honte)). Et puis c'est quand même dingue, ce truc de pochette d'album aléatoire, parce que je n'aurais pas pu trouver plus adéquat, même en me creusant à mort.



Voici les règles pour créer votre pochette d'album de djeuns en trois étapes :

1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article de la page est le nom de votre groupe.

2. http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 derniers mots de la dernière citation sera le titre de votre album.

3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La 3ème photo, quelle qu'elle soit, sera votre pochette d'album !

Prenez la photo, ajoutez-y votre nom de groupe et le titre de l'album...
Vous avez maintenant votre pochette d'album.



par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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Jeudi 27 mars 2008
Image-65.jpg
Mes cheveux me manquent.
Je les ai coupés depuis plus de deux mois,
et je n'arrive toujours pas à m'y faire.

par Louise Lazzy
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Lundi 24 mars 2008
J’ai un défaut terrible : je tiens toujours mes promesses. C’est pourquoi ce week-end, au lieu d’aller manger de la choucroute home-made qui tabasse et du délicieux chocolat suisse chez la mère de mon Viking (« Je t’en remets une troisième assiette ma puce, il faut que tu manges, tu es tellement maigre ! »), j’ai assisté au truc de la francophonie d’Oullins.


Au départ, j’étais juste censée faire acte de présence et soutenir Raph, promu à l’insu de son plein gré écrivain francophone (il dit qu’il n’a rien d’un écrivain francophone, mais quand on soupe au lieu de dîner, qu’on passe la panosse et qu’on a septante francs, excuse-moi Raph, mais on est un auteur exotique).


Alors le truc de la francophonie, c'est très chiant : imaginez une assistance de vingt-deux personnes de 72 ans d’âge moyen (et j’inclus dans le calcul le fils de 7 ans de Marie (qui est complètement choubidou d’amour, mais ce n’est pas la question)). Ça cause grave francophonie et ça confond France et francophonie, ça parle de livres et ça vend surtout le sien, mais ce n’est pas grave, j’ai promis, je suis là et j’écoute en attendant le buffet. J’apprends que Raph est un épicurien (?), que la France c’est tellement super que la chanson la plus écoutée au monde est la Marseillaise (??), et qu’Evène est un site qui n’est finalement pas utilisé que par des lycéens en manque d’inspiration (???).


Après un tel don de soi, on s’attend à bouffer des trucs délicieux, à picoler sévère et à prendre de la coke se taper des putes s’amuser. Mais que nenni. Il y a trois légumes rabougris et deux litres de vin blanc couplés à du sirop d’érable (un truc soit-disant québécois, mais dont aucun québécois de mon entourage n’a jamais entendu parler). Ce n’est pas grave, je suis complètement stoïque parce que j’ai promis, et parce que c’est l’occasion de rencontrer deux blogueuses formidables, belles et intelligentes et drôles, qui fument des cigarettes et qui ont des gros nichons (même s’il faut savoir qu’à côté de moi, même Raph a des gros nichons). 


Le lendemain, toujours dans le cadre du truc de la francophonie (plus le temps passe, et plus je m’interroge sur la pertinence de l'intitulé), il y a un café littéraire dans un bar. C’est un bar extraordinairement moche, éclairé par des néons de garage avec des dessins de poissons incrusté sur les murs. Ça fout un peu les boules mais je ne dis rien parce que j’ai promis, et que je suis une sale bourgeoise francophone même pas capable de percevoir la beauté des choses. 


Et dès que ça commence, c’est déjà la fin. C’est effroyablement chiant et hérissant, le débat initial est totalement occulté par des gens qui sont juste venus vendre leur bouquin auto-édité, avec des titres pseudo-puissants complètement ridicules (les maux des mots, toussa). Il y a un monsieur dans les intervenants, un monsieur tellement imbu de lui-même et tellement assoiffé de reconnaissance qu’il te tutoie d’emblée, et qui te dit dès que tu as le malheur de prendre la parole que tiens, il te balancerait bien son verre à la gueule.


Alors je pars. Je refuse de rester assise à la table d’un homme qui me menace physiquement. J’imagine que c’est très positif de ma part, au fond, de ne pas rentrer dans le jeu du rapport de forces, de refuser l’agression, de me lever et de partir quand mon intégrité physique est mise en danger. J’imagine qu’il faudrait que je prenne cette soirée comme une avancée, comme la preuve que j’ai grandi : je n’accepte plus l’inacceptable en silence comme quand j’avais 7 ans, et je ne réagis plus physiquement (par exemple en lui explosant une chaise sur la tête) comme quand j’en avais 15. J’imagine que tout cela est la preuve que je vais bien, que je fais ce qu’il faut pour aller bien.


Alors pourquoi je ressasse ce truc depuis samedi ? Et pourquoi j’ai rêvé à nouveau, pour la première fois depuis presque un an, qu’un homme me violait sur le bureau d’une salle de classe, sans qu’aucun élève ne réagisse ?


Avis aux amateurs : plus jamais je n'accepterai de faire partie d'un projet où je donne de mon temps, de mon énergie et de mes tripes pour me faire ensuite agresser sans qu'on prenne la peine de rappeler que oh, nan mais oh, on ne traite pas les gens comme ça, sale grossier personnage - même mes 5èmes 6, pourtant réputés pour être particulièrement cons, ne sont pas aussi malpolis (alors qu'ils ont 12 ans et demi).


NB. Ah tiens en fait si, finalement, c'est facile de parler de soi sur son blog.
 

 

par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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Vendredi 8 février 2008
30-ans.jpgPutain, j'ai la même date de péremption qu'un yaourt.
par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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Jeudi 31 janvier 2008

Cher monsieur le banquier,


J’ai bien reçu votre lettre et je vous en remercie. Vous vous êtes toujours rappelé à moi dans les moments difficiles, et votre présence attentive et constante me touche beaucoup – bien que je regrette parfois, je vous l’avoue, que vous vous obstiniez à conserver ce ton si formel avec moi : allons, que diable, lâchez-vous mon cher Jean-Noël, après tout nous nous côtoyons depuis longtemps et vous êtes le seul détenteur de certains de mes secrets les plus intimes (même mon amoureux ignore par exemple combien j’ai payé ma dernière paire de chaussures) (mais elles étaient vraiment en solde, promis).



En revanche, un détail dans votre courrier a suscité ma surprise, pour ne pas dire ma consternation (soyons fous, Jean-Noël). Je constate en effet que vous avez prélevé sur mon compte à quatre reprises la somme de 6,55€ pour "commission d’intervention", et ce pour chacune des quatre dernières dépenses que j’ai effectuée alors que j’étais dans le rouge (c’est mal).


Il ne peut s’agir que d’une erreur de votre part : aucune personne saine d’esprit ne songerait en effet à retirer de l’argent à quelqu’un qui n’en a déjà pas. Je suppose que vous vous êtes simplement trompé de bouton (ça arrive aux meilleurs d’entre nous, Jean-Noël), et que vous vouliez créditer mon compte de 30€, et non pas le débiter. Je vous prierais donc de rectifier cette méprise au plus vite : je sais bien que cette somme ne représente pas grand-chose à vos yeux, alors qu’elle me serait au contraire très précieuse pour servir à des fins utiles, comme par exemple pour acheter de la drogue.


En espérant recevoir très vite de vos nouvelles, je vous prie d’agréer, mon très cher Jean-Noël, une formule de politesse (grand fou, va).



Louise Lazzy.

 
 

(Hey les gens, vous avez vu, j’ai ressuscité en moins de dix jours. C’est certes moins balèze que Jésus, mais c'est quand même plus fort que Carlos).

par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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