D'après une idée débile du génial Ataraxie (thanks boss).
Chapitre 17 : Où la passion n’empêche pas les malentendus tragiques.
Mais aujourd’hui, de retour à Santa Kulott près de vingt ans plus tard, la gamine maigre et gauche d’autrefois avait laissé place à une magnifique jeune femme, et Samantha sentait le désir étinceler dans les yeux de Jean-Brad comme une étoile filante qui brille dans le ciel nocturne de la nuit. Et pourtant, alors qu’elle retrouvait enfin son magnifique amour de jeunesse, Samantha était au comble de la désespérance. Elle croisait et décroisait ses jambes depuis le début de la soirée, et le mauvais skaï du fauteuil qui lui collait aux fesses n’était pas le seul responsable de son agitation.
- Très chère Samantha, s’enquit Jean-Brad de sa voix grave et sensuelle, est-ce que tout va bien ?
- O-oui, s’empressa de répondre Samantha en rougissant, je passe une soirée délicieuse, c’est tout simplement merveilleux.
Comment avouer à l’amour de sa vie que la véritable raison de son malaise était la fondue vietnamienne qu’ils avaient commandée au restaurant asiatique quelques heures plus tôt ? Comment lui expliquer que les épices du plat qu’ils avaient amoureusement partagé torturaient désormais ses entrailles au point de la faire presque défaillir de douleur ? Comment lui confesser enfin que cette soirée féerique lui avait filé une chiasse de la mort ?
- Je sens que quelque chose vous tourmente, insista gentiment Jean-Brad en se penchant vers elle.
- Vraiment ? Vous sentez ? s’empourpra aussitôt Samantha qui eût préféré mourir en cet instant.
- Oui, acquiesça Jean-Brad en se rapprochant dangereusement, je vois bien que quelque terrible secret vous assaille. Je vous en supplie ma tendre amie, racontez-moi et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous soulager.
- C’est juste que… Je…, balbutia maladroitement Samantha.
Que faire, mon Dieu, que faire ? songeait-elle alors que son cœur battait à tout rompre dans son 95D. Jean-Brad ne devra jamais savoir que j’ai des intestins, se jura-t-elle solennellement, et de deux maux il faut savoir choisir le moindre.
- Je suis atrocement gênée mon cher Jean-Brad, reprit-elle alors d’une voix plus assurée, mais je dois vous avouer que j’ai mes règles, je suis donc légèrement indisposée ce soi…
- N’en dites pas plus mon amour, la coupa doucement Jean-Brad en posant un doigt viril sur sa bouche siliconée, ne voyez-vous pas que la passion m’embrase telle la lave d’un volcan en fusion ?
Il se penchant vers Samantha qui retint son souffle, tendue comme un string en acrylique par le désir ardent qui l’envahissait.
- Et dans ces conditions, reprit Jean-Brad avec des étoiles dans les yeux, dans ces conditions ma très chère Samantha, aimeriez-vous que je vous encule ?
La suite dans le chapitre 18 : Où une vérité vaut mieux que deux mensonges.
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