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TEMPUS FUGIT
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Mardi 7 mars 2006
Je n'ai finalement pas gagné le concours du Retour à la terre.
Je suis déçuuuuuuuuue.
Profondément déçue.

Puisque c'est ça je vais me suicider.

Edit (trois secondes plus tard): un copain vient juste de m'appeler, donc finalement je ne vais pas me suicider, je vais plutôt aller prendre de la drogue.

Voilà voilà. Encore une bonne journée.
par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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Vendredi 3 mars 2006
Se retrouver en chaussettes de fée et babies vernies dans dix centimètres de neige, c'est aussi ça, la magie des retours à Besançon.

Note pour plus tard : penser à regarder la météo avant de quitter Lyon (tiens ça me fait penser : est-ce que vous aussi, à chaque fois que vous voyez cet enculé de Patrice Drevet à la télé, vous avez envie de lui arracher la tête et de lui chier dans le cou le tabasser jusqu'à ce qu'une mort lente et douloureuse s'ensuive ? Parce que ce type déclanche des accès de fureur aussi violents qu'inexpliqués chez moi, c'est assez troublant).
par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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Dimanche 26 février 2006

D'après une idée débile du génial Ataraxie (thanks boss).


Chapitre 17 : Où la passion n’empêche pas les malentendus tragiques.

 

             « Et dire que j’avais tant rêvé de cette soirée », songea Samantha avec accablement en regardant à la dérobée l’homme qui était assis en face d’elle. Car Jean-Brad n’était pas seulement le chirurgien quinquagénaire beau et brillant que toute la ville de Santa Kulott adulait, il était aussi et surtout son premier amour, le seul, l’unique, celui qui avait fait chavirer son cœur à quinze ans et l’avait brisé deux ans plus tard, lorsqu’il avait finalement épousé Marie-Patricia qu’il avait rencontrée au concours de Miss Gros Nichons 87.

 

Mais aujourd’hui, de retour à Santa Kulott près de vingt ans plus tard, la gamine maigre et gauche d’autrefois avait laissé place à une magnifique jeune femme, et Samantha sentait le désir étinceler dans les yeux de Jean-Brad comme une étoile filante qui brille dans le ciel nocturne de la nuit. Et pourtant, alors qu’elle retrouvait enfin son magnifique amour de jeunesse, Samantha était au comble de la désespérance. Elle croisait et décroisait ses jambes depuis le début de la soirée, et le mauvais skaï du fauteuil qui lui collait aux fesses n’était pas le seul responsable de son agitation.

- Très chère Samantha, s’enquit Jean-Brad de sa voix grave et sensuelle, est-ce que tout va bien ?

- O-oui, s’empressa de répondre Samantha en rougissant, je passe une soirée délicieuse, c’est tout simplement merveilleux.

Comment avouer à l’amour de sa vie que la véritable raison de son malaise était la fondue vietnamienne qu’ils avaient commandée au restaurant asiatique quelques heures plus tôt ? Comment lui expliquer que les épices du plat qu’ils avaient amoureusement partagé torturaient désormais ses entrailles au point de la faire presque défaillir de douleur ? Comment lui confesser enfin que cette soirée féerique lui avait filé une chiasse de la mort ?

- Je sens que quelque chose vous tourmente, insista gentiment Jean-Brad en se penchant vers elle.

- Vraiment ? Vous sentez ? s’empourpra aussitôt Samantha qui eût préféré mourir en cet instant.   

- Oui, acquiesça Jean-Brad en se rapprochant dangereusement, je vois bien que quelque terrible secret vous assaille. Je vous en supplie ma tendre amie, racontez-moi et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous soulager.

- C’est juste que… Je…, balbutia maladroitement Samantha.

Que faire, mon Dieu, que faire ? songeait-elle alors que son cœur battait à tout rompre dans son 95D. Jean-Brad ne devra jamais savoir que j’ai des intestins, se jura-t-elle solennellement, et de deux maux il faut savoir choisir le moindre.

- Je suis atrocement gênée mon cher Jean-Brad, reprit-elle alors d’une voix plus assurée, mais je dois vous avouer que j’ai mes règles, je suis donc légèrement indisposée ce soi…

- N’en dites pas plus mon amour, la coupa doucement Jean-Brad en posant un doigt viril sur sa bouche siliconée, ne voyez-vous pas que la passion m’embrase telle la lave d’un volcan en fusion ?

Il se penchant vers Samantha qui retint son souffle, tendue comme un string en acrylique par le désir ardent qui l’envahissait.

- Et dans ces conditions, reprit Jean-Brad avec des étoiles dans les yeux, dans ces conditions ma très chère Samantha, aimeriez-vous que je vous encule ?

 

La suite dans le chapitre 18 : Où une vérité vaut mieux que deux mensonges.

par Louise Lazzy publié dans : Nouvelles
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Mardi 21 février 2006

Cher Monsieur le Ministre de l’Education  Nationale,

 

Forte de mon expérience de cinq années d’enseignement universitaire à des étudiants aux cheveux gras et aux vêtements chatoyants, je suis à la recherche d’un poste de maître de conférence en littérature du XXème siècle.

 

Mes compétences sont nombreuses, j’ai été championne régionale d’orthographe en 1990, j’ai déjà écrit plusieurs lettres de réclamation à divers opérateurs internet, je sais m’enthousiasmer pour des auteurs que je déteste et rire aux mauvaises blagues du doyen lors des apéritifs de pré-rentrée (j’en profite pour souligner que j’ai une descente de la mort et que je peux niquer n’importe qui au caps quelle que soit l’occasion : mariage, bar-mitsva et autres enterrements – ambiance garantie, tarifs préférentiels à débattre).

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées (gros bisous).

 

Louise Lazzy.

par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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Mardi 21 février 2006
Mes amis, j'ai besoin de votre avis...

Attendu que:
1. Je n'ai même pas lu la moitié des oeuvres de l'agreg au programme.
2. Je n'arrive pas à m'intéresser à la grammaire, la phonétique historique m'emmerde, Chénier me fait chier (huhu), bref d'une manière générale ce concours m'ennuie prodigieusement.
3. Comme toutes les grosses feignasses, je suis capable de fournir un boulot de malade sur quelques semaines. C'est de là que je tiens ma fausse réputation de jeune femme brillante et studieuse (cela dit ça fait 28 ans que ça dure, c'est donc que ça marche) (mais j'ai honte hein).
4. Le concours est dans moins d'un mois et demi.
5. Je sais paaaaaas ce que je veuuuuuux. Plus sérieusement, je ne sais pas comment je vais gagner ma vie* à la rentrée si je n'ai pas ce putain de concours, mais je ne crois pas non plus que je sois faite pour passer mes journées à expliquer la différence entre "on" et "ont" à des ados niais et boutonneux qui se marrent dès que l'inévitable gros con de la classe se met à péter.

Alors, je fais quoi?

* Merci de ne pas me citer en commentaires ce cher vieux Boris Vian pour qui j'ai énormément d'affection mais que bon, c'est facile aussi de faire des phrases pseudo-puissantes quand on n'a jamais eu de problèmes de fric et qu'on est mort à 39 ans.
par Louise Lazzy publié dans : Mille morceaux
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